À Yaoundé, un jeune de 21 ans spécialisé dans les extorsions (cybercriminel) en ligne a été arrêté après une enquête minutieuse de plus de deux ans menée par la DGSN. Le cybercriminel utilisait des faux comptes Facebook et un sceau de l’État contrefait pour induire en erreur des personnes cherchant à obtenir des documents d’identité officiels, affectant des victimes locales et internationales.
L’assistant d’enquête à la DGSN, le commissaire de police Vincent de Paul Meva’a, a déclaré que des enquêtes ont commencé suite à un faux communiqué attribué au délégué général à la sécurité nationale, Martin Mbarga Nguelle, diffusé sur les réseaux sociaux.
Le commissaire a révélé que le suspect avait créé de faux comptes Facebook imitant le Centre National de production des passeports et la Délégation Générale de la Sûreté Nationale. Il possédait également un sceau scanné de l’État, utilisé pour fabriquer de faux documents officiels destinés à tromper ceux cherchant à obtenir de nouveaux passeports ou cartes d’identité.
Meva’a a rappelé que le pays avait rencontré des problèmes significatifs avec les passeports il y a quelques années, période durant laquelle le suspect a publié le faux communiqué pour inciter le public à le contacter.
Il a ajouté que le faux communiqué ne comportait ni les chiffres officiels de la DGSN ni ceux de ses partenaires. Une enquête a été lancée dès la découverte du communiqué, qui a duré plus de deux ans et s’est conclue par l’arrestation du suspect le 5 avril 2024.
Le commissaire a indiqué que de nombreuses personnes à Douala, Yaoundé, et même à l’étranger, comme en Chine, ont été dupées par Kwembou. Certaines de ces victimes ont été contactées pour témoigner.
Il a souligné que le suspect pourrait encourir une réclusion à perpétuité pour utilisation illégale du sceau de l’État, un délit sévèrement puni par les articles 201 et 318 du code pénal.
Lors de la présentation du suspect, la police a conseillé aux Camerounais de rester vigilants et de recourir aux plateformes officielles de la DGSN pour toute demande de documents. Meva’a a aussi encouragé le public à appeler le numéro gratuit 1500 en cas de doute.